GLAMOUR – Pour découvrir de belles histoires

Pour découvrir de belles histoires

Lire une histoire à votre enfant est un moment que vous appréciez. Mais vous ne seriez pas contre y échapper de temps en temps. C’est là que « La voix haute » entre en scène. Depuis 2016, le comédien Matthieu Farcy raconte avec talent une histoire par semaine. Avec 90 podcasts déjà en ligne, vous aurez le choix.
Matthieufarcy.com/site/tag/la-voix-haute/

Sophie Bouchet

 

Radio HDR (Rouen) : La Belle et la Bête

En direct dans le « Blablamix » le jeudi 27 septembre 2018 à 17h30 pour parler de La Belle et la Bête !

Extrait : Lecture d’un passage de La Belle et la Bête

 

 

 

 

 

 

 

La Belle et la Bête : Travailler sur le livre audio à l’école

Article de Elisabeth Sutton sur IDBOOX :

https://www.idboox.com/applis-et-ebooks-enfants/la-belle-et-la-bete-travailler-sur-le-livre-audio-a-lecole/

Le livre audio est un support de lecture attractif pour tous les âges.

Travailler sur La Belle et la Bête à l’école pourrait paraître barbant à bien des élèves. 

Une expérience intéressante a été menée entre un comédien et une classe de 5ème autour du livre audio et de ce conte datant de 1757 écrit par…

Ca vaut le détour – France Bleu Normandie mai 2018

« Sur France bleu Normandie à 18h15, voici nos invités « ça vaut le détour » pour parler de Rouen samedi. Samedi qui vient, le 19 mai, rendez-vous à l’auberge de jeunesse, 3 rue de la Tour pour vous rencontrer, Hélène Cabot. Vous êtes à la mise en scène et vous, Matthieu Farcy, conteur dans ce spectacle immersif 360° autour de trois récits fantastiques de Guy de Maupassant. Richard Gauthier, je vous laisse mener cette interview, cet entretien. »

Hélène Cabot : C’est un spectacle entièrement sonorisé qui part du personnage de Matthieu, qui est une voix. Quand j’ai rencontré Matthieu, il avait cette espèce de « chose », cette voix dès qu’il disait « bonjour » qui fait qu’on s’est dit qu’il avait un univers énorme !
Comme je connais son parcours, l’important -et ce qui était intéressant, c’était de mettre en scène quelque chose qui lui corresponde. Donc, il y avait cette idée des Maupassant : on a trois contes fantastiques que l’on a entièrement sonorisés en direct. Il est donc entouré de micros (microphones), il y a un univers sonore tout autour, il utilise sa voix et il interprète. Voilà.

Richard Gauthier : C’est un son immersif 360° !

H.C. : C’est une « spatialisation du son ».

R.G. : Trois textes de Maupassant : « Un fou », « La peur » et « Apparition ». Et du coup, c’est accessible à tout le monde, et notamment aux personnes malentendantes et malvoyantes ? Matthieu ?

Matthieu Farcy : Tout à fait. Malvoyantes : ça a été conçu et voulu dès le départ par Hélène Cabot. Elle nous a tout de suite fait travaillé et invité un public test pour voir si on était compatibles; à point de vues : on niveau des sons que l’on donne, de la narration, mais également au niveau de l’éclairage pour ne pas éblouir, pour ne pas gêner les personnes malvoyantes qui sont sensibles aux fortes lumières. Donc tout à été pris en compte. Et malentendantes puisque tout est sonorisé, par micros. On peut très bien, dans les salles qui en sont équipées, diffuser dans les boucles magnétiques.

R.G. : C’est-à-dire ?

M.F. : Les boucles magnétiques. C’est un système de diffusion électromagnétique que les personnes malentendants peuvent capter avec un appareil. Ils reçoivent directement dans le casque.

R.G. : Très bien, ça y est, je vois tout à fait de quoi il s’agit ! Bon ça donne quoi Maupassant, Matthieu ?

M.F. : Maupassant, j’adore. Mais ce que j’adore surtout chez lui, là, je suis très sensible à ses contes fantastiques, à tout ce qui est lié à la peur, le frisson l’angoisse. Tous ces textes-là, et puis le fait qu’il laisse toujours un doute : « ce que je vis… est-ce vrai ou… Est-ce que ça s’est vraiment passé ou pas ? » Il laisse toujours un doute, c’est au lecteur de se faire une idée.

R.G. : Et ces trois textes là sont intéressants ? Vous les aimez ?

M.F. : Ah! Il y a intérêt !

R.G. : Et vous ne pouvez pas nous en faire un tout petit bout, Matthieu ?

M.F. : Un tout petit bout ?

R.G. : Vous vous doutiez bien que j’allais vous le demander…

M.F. : Ah! Bah… Donc cette histoire là – j’ai une histoire sur une peur, il faut savoir que la peur c’est quelque chose d’effroyable, une sensation atroce comme un spasme de la pensée et du cœur dont le souvenir seul donne des frissons d’angoisse.

R.G. : Oui !

M.F. : La vraie peur, c’est quelque chose comme une réminiscence des terreurs fantastiques d’autrefois.

R.G. : Hmm, hmm ?

M.F. : Moi, je l’ai ressentie, par une nuit de décembre. C’était dans une forêt du nord-est de la France.  J’avais pour guide un paysan, qui marchait avec moi par un tout petit chemin sous une voûte de sapin dont le vent déchaîné tirait des hurlements. Entre les cimes, je voyais des nuages en déroute. Des nuages éperdus qui semblaient fuir devant une épouvante. Et parfois, toute la forêt s’inclinait dans le même sens avec un gémissement de souffrance. Et le froid m’envahissait, malgré mon lourd vêtement et mon pas rapide… Voilà, ça, c’est un extrait !

R.G. : Oh, ben…

H.C. : …C’est le début, en fait, du…

R.G. : … Non, mais c’est incroyable, parce qu’on l’écoute, et ça y est ! On le…

H.C. : …Ben évidemment ! Et c’est ça qu’est très intéressant, c’est-à-dire qu’il vous parle comme si il était en train de vous dire : « voilà, ça raconte çà, » et c’est exactement ce que je souhaitais : c’est qu’à un moment on entre tranquillement dans quelque chose, et vont s’ajouter à ça toutes sortes de sons. Donc il y a un univers sonore mis en place par Hubert Michel – Hubert Michel travaille beaucoup avec Module Etrange – et donc, en fait, sa spatialisation du son  – il y a 16 enceintes, quand même, tout autour de Matthieu, qui sont des enceintes de cinéma sur le plateau qui sont des enceinte très, très performantes ! Et qui vont venir questionner le public, accompagner le public dans l’histoire, tout autour. Donc, derrière nous, sur les côtés…

R.G. : Tout autour, 360° !

H.C. : Voilà, c’est ça : c’est la spatialisation du son.

 

ITW France Bleu mai 2018

DU SON POUR LES PETITES OREILLES

DU SON POUR LES PETITES OREILLES
Depuis 2016, Matthieu Farcy alimente, au rythme soutenu d’une lecture par semaine, le podcast La Voix haute qu’il a créé. Le succès est au rendez-vous.
Comme le comédien l’évoquait dans le portrait qui lui était consacré dans le dernier numéro de Publication®, la création du podcast La Voix haute lui est venue d’une envie «de partager, de donner, de faire passer des émotions, de créer des personnages». Plus de soixante-dix enregistrements audio sont actuellement accessibles, gratuitement, via les plateformes iTunes ou Deezer, et sur un blog spécifique (https://lavoixhaute. wordpress.com). Ce sont avant tout des textes d’auteurs contemporains, même si l’on y trouve aussi Walter Scott (Ivanohé) et une nouvelle de Théophile Gautier. La Voix haute s’est hissée dès ses premiers mois d’existence aux cinq premières places de la catégorie «enfants et famille» du classement iTunes. Depuis cet été, on peut écouter des histoires écrites par la Rouennaise Dorothée Piatek, reprises de certains de ses livres comme Le vieux qui avait un grain dans la tête, ainsi que les premiers chapitres du roman fantastique de la Québécoise Brigitte Aubé, Le Secret de la pomme d’or. Avec ces lectures sonorisées pour enfants, commente le comédien, « nous avons remporté un succès plutôt inhabituel et inattendu qui démontre l’intérêt du public pour les auteurs contemporains. Avec 70 228 téléchargements au mois d’août, le podcast a presque triplé sa fréquentation par rapport au mois de juin 2017 ». Cet automne, des extraits plus longs de romans pour la jeunesse viendront compléter le catalogue. Matthieu Farcy en profite pour lancer un appel aux éditeurs : «Ce qui s’est produit cet été a démontré que le podcast est un outil qui met en valeur les auteurs, les maisons d’édition… Et que certains épisodes mériteraient d’être retravaillés en vue d’une édition en livre-disque ou livre audio. »

Du son pour les petites oreilles
article de l’ARL septembre 2017

RACONTE NOUS UNE HISTOIRE – article Tendance Ouest Rouen juin 2015

Article Tendance Ouest Rouen du 4 juin 215
Article Tendance Ouest Rouen du 4 juin 215

Le Sottevillais Matthieu Farcy se lance dans les livres audio.

RACONTE NOUS UNE HISTOIRE
Petit, Matthieu Farcy ne lisait pas, ou si peu : « Les profs de français m’ont dégoûté de la lecture. » L’enfant qu’il était alors n’aimait pas non plus qu’on lui lise des histoires avec « cette petite musique qui revenait toujours dans la voix ». À 37 ans passés, l’ancien cancre abhorrant la lecture est devenu doubleur pour voix off et s’est lancé dans le livre audio avec sa marque, Belle Philis. Un retourne-ment spectaculaire que Matthieu Farcy, qui habite aujourd’hui Sotteville-lès-Rouen, explique en deux temps : « J’ai découvert que l’on peut prendre du plaisir avec un livre. Et puis, j’aime bien raconter les histoires. »
Du talent et du culot Par le talent et le courage, Matthieu Farcy décroche en 2013 une formation très sélective pour devenir comédien voix off. Son savoir-faire pour incarner différents personnages se révèle vite. Rentré chez lui, le jeune homme s’exerce : « J’ai pris les contes libertins de Jean de la Fontaine. » Pas facile pour une première, le conteur ayant écrit ces œuvres en vieux français. Et le culot de Matthieu Farcy ne s’arrête pas là. En 2013 toujours, il se rend au Salon du Livre de Paris et découvre un stand de livres audios. « Je me suis dit que c’était ce que je voulais faire » Mais les responsables lui expliquent que, pour signer un contrat, il faut avoir une vingtaine de titres à son catalogue. Qu’importe : « J’ai pris un livre, je leur ai lu et finalement, ils ont signé », se souvient Matthieu. Il vend ses premiers livres audio, des nouvelles et contes de Théophile Gautier, Mérimée et Poe.

Son catalogue grandit avec la publication de huit contes de Perrault. Le doubleur vient tout juste de sortir La chevelure et La tombe, deux récits fantastiques de Maupassant. Mais vivre de cette activité reste difficile : « Seuls 17 % de la production littéraire française sont constitués de livres audios. Ils ont encore mauvaise réputation alors que c’est une vraie découverte !  » Une découverte que les lecteurs approuvent. Récemment, la publication de Riquet à la houpe, de Perrault, s’est classée en tête des ventes d’e-books pendant deux semaines.

■ Matthieu Farcy s’est lancé en 2013 dans le livre audio. Il se concentre sur les récits courts, contes et nouvelles, le plus souvent fantastiques.

LE LIVRE A VOIX HAUTE – Article du journal de l’ARL Normandie – avril 2017

Article du journal de l'ARL fin avril 2017
Article du journal de l’ARL fin avril 2017

LE LIVRE A VOIX HAUTE

Technicien du son devenu comédien, Matthieu Farcy enregistre des livres audio, joue sur scène des contes de Maupassant et milite pour l’accessibilité des lieux culturels à tous les publics.

Matthieu FARCY, d’abord, c’est une voix. On l’entend, basse. chaude et claire à la fois. Mais elle peut tout à coup devenir chevrotante, rauque, atone. ou légère et sautillante, selon les personnages que le Rouennais d’adoption interprète devant le micro, ou ceux qu’il joue sur scène. Car sa voix s’adaptera aux personnages d’Ivanhoé de Walter Scott. qu’il se prépare à enregistrer pour un livre audio comme à ceux qu’il va incarner de La Peur. qu’il va interpréter les 3 et 4 juin : durant le festival rouennais Curieux Printemps, le spectacle radiophonique Un frisson de peur et d’angoisse déclinera, avec spatialisation du son, trois contes fantastiques de Guy de Maupassant : Un fou ?, La Peur, Apparition.

 

REPRÉSENTATION IMAGINAIRE

Matthieu Farcy est d’abord une voix, mais aussi un comédien. Ou l’inverse. En tout cas, il lit une flopée de romans pour des livres audio — 31 à son actif— et grimpe aussi sur scène. Et pourtant. Il assure ne pas avoir aimé la lecture, enfant: elle est alors vécue comme « une contrainte. C’est plutôt le ton avec lequel les textes étaient lus à l’école qui ne me plaisait pas et qui empêchait toute représentation imaginaire parce que cela m’éloignait du texte « . Alors c’est plutôt l’image qui séduit Matthieu Farcy.

L’enfant né dans la région parisienne baigne dans l’univers de la représentation : un grand-père est producteur de films institutionnels et publicitaires, un oncle comédien fait du doublage, et surtout, son père est photographe et caméraman. Dès l’âge de 7 ans. il participe aux tournages…

Jusqu’à la fêlure. Il a 20 ans quand son père tombe dans un long coma. de plusieurs années, suite à un AVC. chacun sa voie pour gérer une tee douleur. Matthieu Farcy dit s’être «coupé de toute émotion ». Il a ainsi, confie-t-il avec pudeur, «progressivement perdu ma sensibilité artistique ». Finis les cours de théâtre et de chant. Selon lui, la rigueur et la méthode éloignent des excès de sensibilité et des élans créatifs: il sera donc technicien du son.

En zoo4, il entre au secteur audiovisuel du CNRS. Durant huit ans, derrière la console, il travaille sur les enregistrements des autres, à réparer les bandes-son, numériser, monter des séquences de rites et cérémonies de transe ou des conférences d’anthropologues… Peu à peu. il « récupère les émotions ». Et lors d’un stage aux métiers du doublage, passe devant un micro, réussit une audition, suit une formation de comédien, et découvre par hasard le livre audio. C’est le déclic.

 

«UN AUTRE ACCÉS A LA LITTÉRATURE»

Fi des idées reçues. Le livre audio n’est pas destiné seule-ment aux déficients visuels, ni aux paresseux.  « La lecture audio demande une attention égale à celle qui est demandée pour les livres imprimés», vous assure-t-il. Et d’ajouter : «Un mauvais orateur, tout comme un mauvais livre, représente la même difficulté de compréhension et exige la même qualité de concentration. » En tout cas, le livre audio offre un autre accès à la littérature. Laquelle, aujourd’hui, n’est plus une contrainte pour Matthieu Farcy qui aime cette «rencontre avec des personnages qu’un auteur a créés et dont je m’empare pour jouer avec eux». C’est avec délectation qu’il enregistre Prosper Mérimée, Edgar Allan Poe, Théophile Gautier ou Maupassant, Charles Perrault. Ses enregistrements sont édités par le distributeur et diffuseur de livres numériques Numilog, la librairie en ligne Book d’Oreille, Le Livre qui parle. Il a créé son label, «Belle Philis ». Joli clin d’œil littéraire: il s’agit de Mme de Champmeslé, actrice rouennaise du XVIIè siècle pour laquelle Racine écrivit ses grands rôles féminins et à qui La Fontaine a dédicacé un conte libertin : «Elle faisait — déjà! — des lectures publiques dans les salons.»

 

LA CULTURE POUR TOUS

En 2016, il lance sur Internet le podcast audio «La voix haute»: des poèmes, des contes, des récits fantastiques, des extraits de romans sont diffusés sur iTunes et Deezer. «Pour le plaisir de partager, de donner, de faire passer des émotions, de créer des personnages», explique-t-il. Quasiment chaque semaine, il poste un nouvel épisode: Gracieuse et Percinet, conte de fée de M-C d’Aulnoy, Les Faunes réveillés et La Tulipe noire de Marcelle Langlois, La vision de Charles XI de Prosper Mérimée, L’Arbre de Noël de Charles Dickens, La Cafetière de Théophile Gautier… Et pour pouvoir élargir l’éventail de ses personnages, Matthieu Farcy travaille sa voix, « comme un instrument », et reprend des cours de chant.

Rendre la culture accessible à tous reste le fil conducteur. En décembre, le comédien a rejoint Arteoz, association qui s’investit dans « l’accessibilité, la qualité d’accueil et d’usage des lieux culturels pour les publics empêchés ou éloignés« . Car « la culture s’adresse — et doit s’adresser — à tout le monde. rappelle le militant. Nous devons construire un environnement adapté à tous ! » L’idée est de créer un label pour identifier et mettre en valeur les lieux culturels normands. biblio-thèques, musées, salles de spectacles qui s’engagent dans une démarche durable d’accueil de ces publics. Et avec le collectif d’artistes Commune idée, créé à Rouen en 2015, Matthieu Farcy questionne la place du son et sa relation avec le handicap visuel : pour le spectacle Un frisson de peur et d’angoisse, mis en scène par Hélène Cabot et soutenu par la Ville de Rouen, « nous avons travaillé avec des personnes malvoyantes volontaires et réfléchi à l’accessibilité, dès l’accueil tout autant que dans le contenu artistique. »

Natalie Castetz

www.matthieufarcy.com

www.facebook.com/lavoixhaute

www.communeidee.fr

www.arteoz.net