Le chevalier vert

D’après L’arbre de Noël de Charles Dickens – traduction : Amédée Pichot

Genre : Thriller et SF
A partir de 9 ans
Durée : 10mn
Narrateur/Réalisateur : Matthieu Farcy
Sound design : Renée Grant
ISBN : 978-2-37190-073-8
Octobre 2016

THÈMES : conte, chevalier, fantôme, château, mystère, voyage

RÉSUME : Nous sommes un voyageur fatigué trouvant refuge dans un château pour passer la nuit. Cherchant en vain le sommeil, nous devenons le témoin d’une troublante apparition.

EXTRAIT :

Le château ne nous ferme pas sa porte : transi de froid, nous voyons, d’abord, avec une sensation de bien-être, la vaste cheminée du vestibule, et puis celle du salon, où brûlent d’énormes bûches que soutiennent de vieux chenets de bronze semblables à des lions accroupis. Aux murailles lambrissées sont des portraits qui nous regardent avec un air soupçonneux ; notre hôte et notre hôtesse ont une compagnie à souper ; ils célèbrent la Noël et nous invitent à nous mettre à table avec eux. Après le souper, nous sommes conduits à la chambre où nous devons coucher. C’est une chambre gothique. Nous n’aimons guère le portrait d’un chevalier en vert qui est au-dessus de la cheminée. Notre lit est un bizarre lit noir, qui a pour ornements, du côté des pieds, deux sculptures en bois qui sembleraient avoir été enlevées, exprès pour nous, aux tombes de la chapelle ; mais nous ne sommes pas un voyageur superstitieux et nous n’y faisons bientôt plus attention. Nous congédions notre domestique, fermons la porte, et, après nous être revêtu de notre robe de chambre, nous nous asseyons devant le feu pour nous livrer à notre rêverie. Nous nous mettons au lit, mais nous ne pouvons nous endormir ; nous nous agitons et tournons sur nous-même ; c’est en vain, le sommeil ne vient pas. Les tisons de la cheminée jettent de capricieuses lueurs qui donnent une teinte lugubre à tout ce qui nous entoure. Nous ne pouvons nous empêcher de regarder de temps en temps, à travers nos rideaux, les deux figures du lit et celle qui est au-dessus de la cheminée, le chevalier vert à la physionomie sinistre. Par l’effet des reflets de la lumière, ces figures semblent se mouvoir, ce qui n’a rien de gai… quoique nous ne soyons pas un voyageur superstitieux.

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